« J’ai pris ma propre décision d’arrêter le Rap Musique ». C’est par ces mots, postés sur sa page que le rappeur Paco Ben Boy, à l’état civil, Babacar Niang, a annoncé la nouvelle à ces nombreux fans.
Le natif de Guédiawaye, banlieue de Dakar, met ainsi fin à sa carrière. Une carrière, pas très longue, mais très riche et enrichissante. Évoquant les motifs qui l’ont poussé à laisser le Rap musique, il soutient que ce sont ces obligations professionnelles qui l’obligent.
« Je n’ai plus le temps de rapper. Mes obligations professionnelles ne me donnent plus le temps nécessaire pour se consacrer à la musique rap » a expliqué Paco Ben Boy. Pendant plus d’une décennie Babacar Niang dit Paco Ben Boy a fait vibrer les podiums et les concerts dans la banlieue, à Dakar et partout au Sénégal.
« Malgré les nombreux obstacles que nous avons surmontés, j’ai pu mettre sur le marché un album solo intitulé Rap’or » a-t-il affirmé.
À la question de savoir s’il a des regrets aujourd’hui dans sa carrière de rappeur, il coupe court. « Quand j’ai été tout petit, j’avais choisi le Rap comme une arme, pas pour combattre qui que ce soit, mais pour véhiculer des messages, des maux qui gangrènent la société sénégalaise » a renseigné Paco Ben Boy.
Il ajoute que le Rap lui a permis d’échapper à certaines tentations, qui auraient pu lui dévier vers le banditisme et la délinquance juvénile. « J’ai grandi dans le Banlieue de Dakar. Certains de mes amis ont versé dans le banditisme. Moi j’ai choisi le Rap pour véhiculer des messages positifs, combattre l’injustice » a soutenu M Niang.
« Le Rap m’a donné beaucoup d’opportunités, beaucoup d’amis mais beaucoup d’ennemis aussi » a fulminé PBB. Mais au-delà de la musique Rap, Babacar Niang Alias Paco Ben Boy a mis en place le projet Jokko. En collaboration avec un artiste Allemand du nom de Yane Daniel Schorsch Aka Altona 63.
« L’idéologie de Jokko n’est pas seulement de faire de la musique on avait commencé par le Rap Musique mais nous avons des projets à long terme de développement » a-t-il indiqué.
