Par Nouvelleactu

La 7e édition de la Journée internationale de la langue des Signes a été célébrée ce jeudi. La cérémonie a eu pour cadre la Maison de la Culture Douta Seck à Dakar. Cette année le thème national a mis l’accent sur l’éducation inclusive et s’intitule : « Pour un accès optimal des personnes sourdes à l’éducation et à la formation professionnelle ».

Cette journée a été instituée par la résolution A/C.3/L.36/Rev.1 du 14 novembre 2017. Selon Boucar Diouf directeur général de l’Action sociale, la prise en charge de la surdité est une question de santé publique et revêt une importance primordiale. « C’est la raison pour laquelle l’OMS a adopté la résolution A 70/34 sur la prévention de la surdité et la déficience auditive le 4 mai 2017 » a expliqué Boucar Diouf.

La cérémonie a vu la participation de nombreuses personnes. Selon des statistiques de l’OMS sur la surdité, 430 millions de personnes dans le monde souffrent de déficience auditive incapacitante soit 5% de la population mondiale. Près de 90 % des personnes souffrant de déficience auditive vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.

…L’écoute abusive de la musique avec des écouteurs, un facteur de surdité.

Les pays à revenu élevé ne représentent que 11 % des personnes concernées. Selon toujours les statistiques, chez les enfants, la prévalence de ce trouble est aussi inversement proportionnelle au taux d’alphabétisation des parents. En outre, on estime que plus d’un milliard de jeunes de 12 à 35 ans présentent un risque accru de développer une déficience auditive en raison de l’utilisation dangereuse d’appareils audio personnels et de l’exposition à des niveaux sonores préjudiciables dans des salles de spectacle bruyantes.

Ce risque apparaît dans l’utilisation croissante des smartphones et la pratique de plus en plus en vogue consistant à écouter de la musique avec des écouteurs. « Une perte d’audition non traitée à de profondes répercussions tant sur les personnes touchées que sur leur famille et leur communauté » a martelé M Diouf.

Cependant, d’après Boucar Diouf, pour optimiser la gestion de la surdité et améliorer les conditions de vie des sourds, l’accent doit être mis sur les mesures inclusives suivantes, dans une approche multisectorielle et pluri-acteurs : il s’agit d’améliorer l’accès des sourds à la carte d’égalité des chances et aux filets sociaux, de systématiser la langue des signes et sous titrage dans la communication de masse, les entreprises et institutions publiques, de réduire l’impact et les handicaps liés à la surdité à travers une détection précoce des déficiences auditives, un meilleur accès médicaux spécialisés et aux services de réadaptation fonctionnelle et d’inclure la langue des signes dans les curricula de formation des enseignants à tous les cycles de formation.

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