Combattre les rumeurs et fausses informations autour de la planification, de l’allaitement et de la grossesse est une nécessité pour mener à bien et réussir les programmes de la santé de la mère et de l’enfant. Consciente de ce fait, la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (Dsme) a réuni une trentaine de journalistes venus de plusieurs régions du pays pour renforcer leurs capacités sur ces thématiques. Une rencontre qui entre dans le cadre d’un partenariat entre l’Association des Journalistes en Santé et Population (Ajspd) et la Dsme.

Les rumeurs et autres fausses informations n’ont jamais milité en faveur de la santé. Ayant mesuré l’ampleur des dégâts que ces rumeurs peuvent occasionner dans le déroulement correct de son programme,  la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant (DSME) met tout en œuvre pour faire face à ces informations non fondées. Ainsi, dans le cadre d’un partenariat avec l’Association des journalistes en santé population et développement (Ajspd), un atelier de renforcement des capacités sur les thématiques que sont : les effets secondaires de la planification familiale, la gestion des grossesses, l’allaitement maternel exclusif, etc est organisé à l’intention de trente hommes et femmes des médias venus de plusieurs régions du Sénégal.

Des thèmes qui ne sont pas choisis au hasard selon le Dr. Amadou Doucouré, Directeur de la santé de la mère et de l’enfant. « Durant ces cinq dernières années, le Sénégal a connu une baisse en termes d’allaitement maternel exclusif parce que nous passons de 40% en 2019 à 34% en 2023. Certaines traditions et croyances sont identifiées comme étant des facteurs  qui expliquent pourquoi aujourd’hui, certaines femmes n’allaitent pas leurs enfants jusqu’à l’âge de six mois. » Dira le médecin qui ajoute que sa structure compte beaucoup sur les journalistes pour la dissémination des bons messages de la santé.

Pour Eugène Kaly, président de l’Ajspd, occasion n’est plus grande que celle-ci pour renforcer les capacités des journalistes sur le domaine de la santé maternelle et infantile. « C’est une opportunité pour nous, de bénéficier de cette formation. Car le journaliste qui travaille sur les questions de santé a besoin d’être bien informé pour pouvoir livrer la bonne information aux nombreuses femmes qui ne comprennent les effets secondaires et/ou rumeurs sur l’utilisation de certaines méthodes contraceptives. Il en est de même sur certaines fausses croyances, pratiques qui entourent la grossesse, l’allaitement maternel exclusif, entre autres.»

L’un des domaines qui a le plus alimenté les rumeurs reste à ce jour la planification familiale. Les journalistes ont toujours contribué à la déconstruction les fausses idées. Aujourd’hui, il est heureux de constater que le Sénégal a fait beaucoup de progrès dans le domaine de l’espacement des naissances renseigne Dr. Doucouré.

« L’année dernière nous étions à un taux de prévalence contraceptive de 25,1% avec 880 000 femmes nouvelles utilisatrices. Ce qui nous a permis d’éviter au moins 1300 décès maternels, 340 000 grossesses non désirées et 117 000 avortements. C’est dire qu’effectivement, que la planification familiale est un puissant outil pour diminue la mortalité maternelle et néonatale. Du coup, elle améliore le bien-être de la femme. »

Le Directeur de la Santé de la mère et de l’enfant souligne que le Sénégal ambitionne d’atteindre un taux de prévalence contraceptive de 46% en 2028, pour cela, dit-il,  « Il faut que l’on intensifie tout ce qui se fait en matière de demande de soins en planification familiale mais aussi en termes d’offres de services de planification familiale et de coordination. Si on parvient à intensifier tout cela, on pourrait atteindre le taux de prévalence contraceptive de 46% en 2028. » Rassure-t-il.

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