Le Sénégal va bientôt disposer d’un concessionnaire pour les chantiers navals. L’annonce a été faite hier par Dr Fatou Diouf ministre des Pêches et des infrastructures maritimes et portuaires (MPIMP).
« L’appel d’offres a été lancé en février 2025. Au total, 17 dossiers ont été reçus. Finalement, quatre dossiers sont retenus dont Dakarnav le concessionnaire sortant » a informé Dr Fatou Diouf.
A l’en croire, c’est un appel d’offre avec pré qualification qui a été fait. « Ce sont les quatre candidats retenus qui vont compétir dans le cadre d’une procédure transparente et régulière. Au cours de cette procédure, il y aura des négociations. Et à l’issue de ces négociations, nous saurons ce que l’État va y gagner. Mais nous estimons que les négociations vont se dérouler de la meilleure des manières et l’intérêt du Sénégal sera bien pris en compte » a indiqué Dr Fatou Diouf.

« Nous allons faire en sorte que ce soit un partenariat gagnant-gagnant. La procédure doit nous prendre neuf (09) mois au minimum. Toutefois nous n’allons pas nous mettre la pression. Nous allons travailler pour avoir une convention qui va dans l’intérêt du Sénégal et des populations sénégalaises » a rassuré le MPIMP.
« Les délais seront respectés. Les intérêts du Sénégal ne seront pas aussi lésés « . Pour rappel, actuellement la concession pour les chantiers navals est entièrement dévolue à Dakarnav. « Aujourd’hui, nous voulons un partenariat public-privé. Mais au-delà des chantiers navals, toutes les infrastructures maritimes et portuaires seront exploitées dans le cadre d’un partenariat public-privé » a-t-elle.
Dr Fatou Diouf ministre des pêches et des infrastructures maritimes et portuaires a effectué une visite hier au mole 10 du Port autonome de Dakar. Au sortir de cette visite, elle a exprimé sa satisfaction. « Cette visite est concluante. Elle m’a permis de voir certaines installations, les usines de pêche, les infrastructures, les réalisations et les nombreux investissements qui sont faits par les acteurs ».
Cependant, des difficultés ont été soulevées notamment le manque d’approvisionnement en ressources. Mais le MPIMP a souligné que l’État sera aux côtés des investisseurs pour le bien du secteur et des acteurs.








