Selon Dr Marième Gnagna Thiam chargée du Pôle Finances publiques à l’Ong International budget partnership (IBP), la loi sur l’accès à l’information parachève le dispositif de la transparence budgétaire au Sénégal.

« Si Le code de transparence de 2012 avait instauré une gestion transparente, c’est-à-dire, une gestion qui est ouverte et accessible, cette loi vient parachever ce dispositif, en ce sens qu’elle donne aux citoyens le pouvoir de pouvoir aller interpeller les autorités pour avoir une information budgétaire exhaustive et fiable » a expliqué Dr Marième Gnagna Thiam.

Poursuivant son diagnostic, la spécialiste des finances publiques dira qu’en réalité cette loi donne aux citoyens la possibilité d’aller vers les assujettis, c’est-à-dire, les autorités gouvernementales, les agents publics qui disposent de l’information budgétaire mais aussi toute personne investie d’une mission de service public, pour chercher de l’information budgétaire.

« Cette loi vient confirmer une loi qui existait déjà, c’est-à-dire, le code des collectivités territoriales qui disposaient déjà d’une possibilité pour les citoyens de demander de l’information budgétaire aux autorités locales.

Cette disposition permet aussi aux citoyens de consulter les comptes publics, en même temps aussi, à disposer des informations budgétaires » a-t-elle soutenu. A l’en croire, les autorités ont désormais le devoir de donner aux citoyens les informations budgétaires qu’ils veulent disposer.

« Si elles ne le font pas, les citoyens peuvent aller saisir la structure qui est mise en place pour contrôler ce droit d’accès à l’information. Si les autorités ne le font pas, elles sont possibles de sanctions » a renchéri Dr Marième Gnagna Thiam. Toutefois, la spécialiste des finances publiques précise que le citoyen dispose d’un délai de 8 à 15 jours pour disposer de l’information dont il a besoin.

« Avec cette loi, si l’autorité refuse, elle est passible de poursuites judiciaires » a-t-elle indiqué. Néanmoins, elle s’empresse d’ajouter que ce ne sont pas toutes les informations qui sont mises à la disposition du citoyen.

« Les informations qui entrent dans le cadre d’une enquête pénale ne sont pas concernées. Les informations estampillées « secret défense  » et les informations relatives à la sécurité intérieure du pays, n’en font pas partie » a relevé Dr Thiam.

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