L’ONG IBP dans sa vision de promouvoir des finances publiques inclusives, mène des actions de plaidoyer pour un meilleur financement des secteurs à fort impact économique et social tel que l’éducation. C’est ainsi qu’il a tenu hier à l’Assemblée nationale un dialogue Parlementaire sur le financement de l’éducation au Sénégal.

parlementaires, gouvernement, collectivités territoriales et société civile étaient présents hier à l’Assemblée nationale pour répondre à l’appel de l’ONG Sénégal qui a organisé un dialogue pour renforcer le financement efficace et équitable de l’éducation de base, « Nous sommes à quelques jours du marathon budgétaire. C’est une étape périlleuse, mais également une étape très importante dans le cycle budgétaire où, effectivement, parlementaires et membres du gouvernement, notamment les ministères sectoriels, vont échanger autour des débats en commission, mais également en plénière, sur la préparation et l’examen des budgets, avant de les voter à l’Assemblée nationale le 31 décembre de l’année en cours. Alors, l’idée pour nous, c’était de prendre en compte le secteur de l’éducation comme exemple typique. Depuis plusieurs années, nous travaillons dans ce secteur, et comme vous le savez, il y a pas mal de difficultés, malgré un financement conséquent dans le budget de l’État, plus de 15,3% pour la loi de finances initiale de 2025 », a expliqué Djibril Badiane, directeur des programmes de l’ONG IBP-Sénégal. Malgré ces efforts, des problèmes demeurent encore sur l’adéquation entre le financement et les besoins réels de l’école, comme sur les infrastructures scolaires, a ajouté Mr Badiane, « Aujourd’hui, à l’heure où je vous parle, après l’hivernage, il y a eu pas mal d’écoles qui ont été submergées par les eaux. Et à l’heure où on vous parle, effectivement, il y a pas mal d’infrastructures qui sont complètement abîmées et ne permettent pas encore de faire la rentrée des classes en bonne et due forme. Donc, on a jugé nécessaire de venir ici à l’Assemblée Nationale, porter le plaidoyer auprès des parlementaires, qui puisent être le lien symbolique pour pouvoir effectivement porter les préoccupations des populations, mais aussi et surtout, de leur donner les intrants pour qu’en débat en commission, mais également en plénière, qu’ils puissent porter réellement les besoins des écoles, mais aussi les besoins en financement, qu’il faut aujourd’hui plus augmenter », renchérit Djibril Badiane, directeur des programmes de l’ONG IBP.
Aujourd’hui avec le retrait de certains bailleurs qui finançaient l’éducation, IBP propose aux députés réfléchir sur un financement alternatif, beaucoup plus conséquent et qui permettrait effectivement de prendre en compte les nouvelles questions émergentes, « il y a pas mal aujourd’hui de programmes qui ont été financés par des partenaires techniques et financiers. Ces partenaires techniques et financiers-là, aujourd’hui, ont apposé un retrait qui est constaté par tous. Et ce retrait-là, effectivement, a beaucoup impacté le secteur de l’éducation. L’idée, donc, c’est de voir quelles sont les voies et moyens pour réfléchir sur un financement alternatif, beaucoup plus conséquent et qui permettrait effectivement de prendre en compte les nouvelles questions émergentes, même dans le secteur de l’éducation, comme l’utilisation des outils numériques, comme l’intelligence artificielle, ou également la télé-enseignement », plaide le directeur des programmes de l’ONG IBP, Djibril Badiane.








