Dans un communiqué qui nous est parvenu, le bureau exécutif national de l’UDEN exprime sa vive préoccupation face aux lenteurs administratives qui plombent la gestion du sous-secteur de l’éducation et de la Formation. Les responsables de l’UDEN donnent l’exemple de la révision du statut des enseignantes et enseignants décisionnaires, la publication des actes administratifs, les arrêtés d’admission au CEAP et CAP la surimposition et les retards de salaires des contractuels.
« S’agissant de la révision du statut, depuis l’adoption des projets de décrets en conseil des Ministres, nous attendons toujours leurs signatures et leurs mises en application urgente. Parallèlement, de nombreux dossiers de reclassement restent bloqués depuis plus de deux ans alors que la retraite n’attend pas. Cette situation, intolérable, traduit un manque de considération pour des questions essentielles à la stabilité du système éducatif. Concernant la délivrance des arrêtés d’admission au CEAP et au CAP et des actes administratifs les lenteurs persistent malgré la digitalisation annoncée » ont regretté Abdourahmane Guèye et ses camarades.
A les en croire, ces blocages dans le circuit des visas (VISAS, MASSE SALARIALE, BUDGET, CONTROLE FINANCIER, SGG…) pénalisent et démotivent les enseignant-e-s et au-delà constituent une menace pour la quiétude du système éducatif. Les responsables de l’Union Démocratique des Enseignantes et Enseignants du Sénégal (UDEN) exige la signature et publication immédiate des décrets portant révision du statut des décisionnaires et sa mise en application, l’arrêt systématique des lenteurs administratives et la publication sans délai des actes administratifs des enseignant-e-s, la diligence dans le traitement des salaires des contractuels pour que des retards ne se reproduisent plus et l’arrêt de la surimposition sur les rappels et les heures supplémentaires. Les responsables de l’UDEN alertent l’opinion sur les perturbations que ce dilatoire du Gouvernement pourraient engendrer.