Les réseaux des acteurs locaux pour la santé environnementale (RALSEN) des communes de Hann/Bel-Air et de Dalifort Foirail ont reçu un important lot d’équipements. Les appuis sont composés de conteneurs, d’équipements de nettoiement, de matériel informatique, d’une valeur de 290 millions de francs CFA.

C’est dans le cadre du Projet de Gestion de la Santé Environnementale et de la Pollution en Afrique (PGSENPA). Une initiative de l’État du Sénégal avec l’appui financier de la Banque mondiale. La cérémonie de remise des équipements a été combinée à l’inauguration de trois (03) places publiques aménagées dans les communes de Hann/Bel-Air et de Dalifort-Foirail.

«À travers cette dotation, la Banque mondiale réaffirme son engagement aux côtés de l’État du Sénégal pour la protection des populations contre les pollutions environnementales, notamment celles liées aux Polluants Organiques Persistants non intentionnels (POPNi), et pour le renforcement durable de la résilience des communautés et des territoires», a indiqué Arame Tall de la Banque mondiale. Les communes de Hann/Bel-Air et de Dalifort-Foirail sont confrontées à des défis environnementaux majeurs : pollution marine, forte pression du trafic routier, difficultés structurelles de gestion des déchets, mais également vulnérabilité d’un écosystème humide composé de lacs, de bassins et de zones littorales. «Dans ce contexte, la santé environnementale ne peut être reléguée au second plan. Elle constitue un levier essentiel du développement humain, de la cohésion sociale et de l’amélioration durable du cadre de vie», a renchéri Arame Tall.

Dans son allocution, le ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique, Dr Abdourahmane Diouf, s’est beaucoup appesanti sur les risques liés aux polluants organiques persistants non intentionnels (POPNI), qui, selon lui, constituent aujourd’hui un défi majeur de santé publique et de préservation des écosystèmes. «Ces substances, classées parmi les produits chimiques les plus dangereux au monde, représentent une menace sérieuse pour la santé humaine et pour l’équilibre écologique. Elles proviennent notamment des activités industrielles, de certaines pratiques agricoles, des procédés de combustion non maîtrisés ainsi que du brûlage à l’air libre des déchets ménagers ou biomédicaux», a indiqué Abdourahmane Diouf. À l’en croire, le danger des polluants organiques persistants est d’autant plus préoccupant qu’ils s’accumulent dans les tissus adipeux des organismes contaminés et se transmettent par l’air, l’eau et les aliments. «Les femmes enceintes peuvent transmettre ces substances au fœtus, et les mères allaitantes à leurs nourrissons. Les conséquences sanitaires sont aujourd’hui scientifiquement établies : augmentation de certains cancers, troubles neurologiques, perturbations endocriniennes, malformations congénitales et autres pathologies graves», a ajouté M. Diouf. Pour lui, face à cette réalité, l’inaction n’est pas une option.

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