Située dans le Sud-Est du pays, la ville de Tamba a été fortement impactée par les fortes précipitations enregistrées le lundi 14 juillet dernier. D’après les services de l’ANACIM, cette pluie, qui est de l’ordre de 112 mm, est la 5ème pluie en termes de quantité après celle de 1961 qui avait 161 millimètres. De nombreuses personnes se sont interrogées sur l’ampleur des dégâts nonobstant la présence du Mamacounda, qui en principe, devrait faciliter l’écoulement des eaux de l’est vers l’ouest.
Selon le chargé du suivi du projet de gestion intégré des inondations au Sénégal, il apparaît clairement qu’une fois de plus, il nous faut questionner notre manière d’habiter, d’occuper notre territoire. « Sur le terrain, il apparaît nettement que même le cours mineur du fleuve est en cours d’occupation avec de l’habitat. On n’y retrouve plusieurs types d’aménagements et des activités de maraîchage et avicoles. L’état des lieux a aussi mis en avant la question du dimensionnement des ouvrages destinés à assurer la transparence hydraulique réalisés au droit du Mamacounda Il s’agit notamment du Pont communément appelé Pont de Saraba et pont de Médina Coura » a expliqué Hamidou Konaté.
Le chargé du suivi du projet de gestion intégré des inondations au Sénégal a effectué une visite de terrain à Tambacounda, le lendemain des fortes pluies. Il rappelle que Tambacounda fait partie des sept (07) zones pilotes du Projet de Gestion Intégrée des Inondations au Sénégal (PGIIS).
« Les résultats de la cartographie au LiDAR ont été partagés en 2024 avec des modélisations sur plusieurs types de retours de pluies 10, 20, 30, 50 et 100 ans » a-t-il renseigné. Cependant, pour Hamidou Konaté, il est parfois difficile pour les acteurs d’accepter les résultats de ce travail scientifique. « Toutefois force est de constater que les résultats de la modélisation présentés en 2024 correspondent à la situation qu’ils ont vécu le lundi dernier » a renseigné M Konaté.
A l’en croire, la Direction de la prévention et de gestion des inondations (DPGI) a également élaboré des plans communaux de sauvegarde et un test a été fait le mois dernier. « Cet exercice a contribué fortement à la gestion de la situation d’urgence » a-t-il ajouté. « Nous saluons aussi l’engagement et la réactivité des autorités territoriales qui ont diligenté les actions nécessaires afin de favoriser un retour à la normale dans les délais » a magnifié Hamidou Konaté.
Sur la durabilité, il informe que la Dpgi est également en train d’élaborer des plans de gestion du risque avec des actions précises et chiffrées.
« Le plan est en cours de validation et il comprend notamment la réhabilitation, l’aménagement et la sécurisation des emprises du Mamacounda » a soutenu M Konaté.