La première édition du forum des femmes de Pikine a été clôturée vendredi dernier. Pendant trois jours (les 23, 24 et 25), les femmes ont discuté sur l’autonomisation durable, notamment les facteurs de blocage. Plusieurs panels ont été animés par les femmes. Honorable Aissatou Cissokho, responsable politique du parti socialiste à Pikine et à Diamaguène Sicap Mbao a développé une réflexion axée sur : « La place des femmes au sein des partis politiques ».
L’ancienne parlementaire n’a pas maqué de magnifier le rôle important que jouent les femmes dans les partis politiques. « D’abord, par leur participation active et massive, les femmes sont des militantes dévouées. Elles animent les sections féminines des partis, véritables poumons de mobilisation sur le terrain. Elles sont souvent la colonne vertébrale des campagnes électorales, essentielles pour la victoire de leurs partis » a souligné Honorable Aissatou Cissokho.
Malgré toutes les difficultés qu’elles rencontrent, la panéliste est d’avis que la représentativité des femmes dans les assemblées locales et nationales a significativement augmenté. « Ceci, c’est grâce à la loi sur la parité adoptée en 2010 et impose aux partis politiques la parité » a-t-elle soutenu, devant de nombreuses femmes qui l’écoutent attentivement. Mais il n’y a pas que. Elle souligne aussi que les femmes développent des alliances au sein des partis politiques, des alliances qui sont gagnant-gagnant, selon la responsable politique du PS.
…Il y’a du chemin à parcourir, encore !
Malgré ces avancées et ces alliances, l’ancienne député renseigne que le chemin vers une pleine autonomisation politique est semé d’embûche, et les femmes sont contraintes de mener des luttes constantes.
« Le plafond de verre reste une réalité tangible. Si les femmes sont nombreuses à la base des partis, leur progression vers les instances dirigeantes (bureaux politiques, secrétariats nationaux) est souvent freinée. Elles font face à des barrières structurelles et culturelles persistantes : un accès plus difficile au financement des campagnes électorales, une culture politique parfois machiste qui minimise leurs compétences ou leur légitimité, et la double charge des responsabilités familiales et professionnelles qui rend leur engagement politique d’autant plus exigeant » a ajouté Aissatou Cissokho.
D’après toujours la panéliste, l’autonomisation politique des femmes n’est pas seulement une question de justice ou de droits humains. « C’est un facteur essentiel de la bonne gouvernance, de la stabilité et du développement démocratique de notre cher Sénégal. En leur donnant toute leur place, nous construisons une société plus juste, plus équitable et plus prospère pour tous » a-t-elle dit.








