Depuis son congrès tenu il y a quelques semaines, l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS) traverse une période de turbulences. Plusieurs syndicats de base, regroupés au sein de la Coalition pour la restauration et le renouveau de l’UNSAS, dénoncent un simulacre de congrès et un sabotage organisé.

Les secrétaires généraux de cette coalition interpellent les autorités sur les agissements de l’équipe sortante, qui, selon eux, continue d’agir au nom de l’UNSAS alors que la direction est en situation de vacance.

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, les responsables de la Coalition pour la restauration et le renouveau de l’UNSAS (C2R/UNSAS) expriment leur vive inquiétude face à la situation préoccupante que traverse leur centrale syndicale, qu’ils qualifient de «victime d’un sabotage organisé par une direction sortante accrochée à ses privilèges et refusant la sanction démocratique des urnes».

Face à cette impasse, des aînés et des sages de la centrale ont entrepris une médiation. Toutefois, cette initiative n’a pas encore porté ses fruits. Les responsables de la coalition insistent sur le fait que le blocage ne saurait perdurer. «Nos bases nous pressent de reprendre l’initiative pour restaurer la légalité, la transparence et la démocratie au sein de la centrale», ont-ils déclaré dans le communiqué.

Dans le même esprit, ils interpellent les autorités administratives afin qu’elles contribuent à faire éclore la vérité et la justice. «Elles doivent constater la vacance et ne plus accepter de rencontrer quiconque prétend parler et agir en notre nom. Si aucune issue sérieuse n’est trouvée dans les plus brefs délais, nous nous réservons le droit de saisir les autorités juridictionnelles compétentes afin de mettre un terme définitif à cette imposture», ont martelé Abdourahmane Guèye et ses camarades.

Selon eux, toutes les conditions étaient réunies pour la bonne tenue du congrès de l’UNSAS. «L’équipe sortante, sentant sa défaite imminente, a déployé des manœuvres indignes pour empêcher le processus de renouvellement. Ces agissements, contraires à l’éthique syndicale et aux statuts de l’UNSAS, ont porté atteinte à la crédibilité de notre centrale et à la confiance des bases», ont regretté les responsables de la C2R/UNSAS.

Enfin, dans le communiqué, ils condamnent avec vigueur ce qu’ils qualifient de «règne de la terreur» instauré par l’équipe sortante dans les groupes WhatsApp, qu’elle chercherait «à caporaliser, en y excluant arbitrairement les camarades dont la pensée libre dérange leur police idéologique». Mais ils assurent que les intimidations ne les feront pas reculer.

                      Y B

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