Les concertations sur l’Agenda National de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI 2050) ont été lancées hier à Diamniadio par le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Le coordonnateur du grand cadre des syndicats des personnels administratifs, techniques et de service (PAST) des universités a, lors de son allocution, pointé du doigt les maux qui assaillent les travailleurs des universités.  

Le Sénégal a accompli des progrès importants en matière d’accès à l’enseignement supérieur. Mais selon le coordonnateur de l’intersyndicale des personnels administratifs, techniques et de service (PATS) des universités, l’enseignement supérieur fait face à des défis majeurs.

« Ces défis sont liés à la qualité, à la gouvernance, au financement, à l’équité territoriale et à l’adéquation formation-emploi » a indiqué François Babacar Touré. Le coordonnateur du grand cadre des syndicats des PATS estime qu’une réforme en profondeur, orientée vers la provincialisation, la gouvernance partagée, l’investissement à la recherche et la décentralisation est attendue par tous.

A l’en croire, les concertations nationales sur l’agenda de transformation de l’enseignement supérieur constituent une opportunité pour repenser le système universitaire dans un esprit d’équité, de justice et de bonheur.

« Les travailleurs des universités, qu’il s’agisse du personnel administratif, technique, de service ou du secteur pédagogique, sont les piliers invisibles de l’institution universitaire. Sans nous, il n’y a pas de fonctionnement régulier des universités, des centres d’exercice et des centres du Sénégal. Et pourtant, nous sommes trop souvent relégués au second plan dans les discussions, dans les plans de réforme et hélas dans les décisions budgétaires » a indiqué M Touré.

D’après toujours François Babacar Touré, les universités sénégalaises souffrent d’un sous-équipement chronique, d’un manque de personnel qualifié et d’un environnement de travail dégradé. « Il est inacceptable que des agents travaillent sans matériel adéquat, dans des locaux insalubres ou sans perspectives claires d’avancement » a-t-il clamé.

« Nous demandons la revalorisation des statuts du personnel non enseignant, la titularisation des contractuels et prestataires remplissant les conditions, le recasement et l’indemnisation des impacts de l’autoroute à péage, une politique nationale de formation continue pour les personnels administratifs, l’amélioration des conditions de sécurité et de santé au travail, la généralisation de l’indemnité de logement à tous les PATS des universités, Centres des œuvres, ISEP et Agents du MESRI…» a plaidé le coordonnateur des PATS devant le président de la République Bassirou Diomaye Faye. Le relèvement de l’âge de retraite à 65 ans n’a pas été oublié.

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