La Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DPGI) a organisé hier à Dakar un atelier de clôture de «l’étude de définition des mesures liées à l’alerte précoce et à la gestion de crise». Cet atelier a permis de présenter les principales réalisations de l’étude intitulée PGIIS-ONAS, portant sur la composante 5 du PGIIS.
Selon Madické Cissé, le PGIIS a permis la réalisation de nombreuses études. «Nous pouvons citer la cartographie des zones inondables et des risques d’inondation au Sénégal, les mesures structurelles et non structurelles, ainsi que les actions de prévention, notamment l’équipement de certaines structures comme l’ANACIM en radars. L’ONAS a également bénéficié d’un système d’information géographique métier, d’un outil de GMAO, ainsi que d’un dispositif de télégestion qui permet aujourd’hui de gérer les ouvrages en période de pluie. À partir de Dakar, nous disposons désormais des moyens pour surveiller les bassins situés à Touba, Kaolack ou encore Kaffrine», a-t-il souligné.
Toujours selon lui, l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) est en train de renforcer les dispositifs mis en place dans le cadre du PGIIS afin de couvrir l’ensemble de ses ouvrages. «Rien que le système d’information géographique métier permettrait à l’ONAS de surveiller l’ensemble de son réseau. Grâce à la télégestion, depuis la direction générale ou la direction technique de Cambérène, il est possible de suivre en temps réel le niveau des bassins à Touba, via le système d’alerte précoce», s’est félicité M. Cissé. «Nous comptons développer davantage l’alerte précoce pour mieux gérer les inondations», a-t-il ajouté.
Pour consolider les acquis et rendre la lutte plus efficace, Madické Cissé estime qu’il est désormais nécessaire d’adopter un cadre législatif. «Aujourd’hui, l’ensemble des outils et documents que nous avons mis en place nécessite l’adoption de lois et règlements par les hautes autorités. En collaboration avec la Direction Générale de l’Urbanisme et de l’Architecture, nous avons mis en place un comité chargé d’étudier les modalités d’intégration de la prévention et des risques d’inondation dans les documents d’urbanisme. Ce sont ces plans de prévention des risques qui définiront les règles d’urbanisation, en précisant, par exemple, qu’une zone donnée ne peut accueillir de constructions à usage d’habitation, tandis qu’une autre pourra accueillir des constructions sous certaines conditions», a conclu Madické Cissé.