Selon un rapport SenBaromètre du quatrième trimestre 2024, publié le 18 janvier 2025 par le groupe d’experts pour l’innovation et la recherche économique et sociale (GIRES) Consulting, 38,9 % des Sénégalais envisagent sérieusement de quitter le pays en raison du chômage. Cette tendance est encore plus marquée chez les jeunes, avec un individu sur deux exprimant cette intention, faute de perspectives d’emploi. Les 18-24 ans, en quête d’un premier travail, sont les plus concernés (66,8 %), contre 42,7 % chez les 25-34 ans.

mais il n’y a pas que. L’analyse par genre révèle que les hommes sont plus enclins à envisager l’émigration que les femmes (45,5 % contre 29,3 %), illustrant une pression sociale et économique plus forte sur eux pour subvenir aux besoins familiaux. Cette aspiration est particulièrement élevée dans certaines régions, notamment Matam (72 %), Fatick (64 %), Kolda (62 %) et Dakar (50 %), des niveaux largement supérieurs à la moyenne nationale. Ces résultats confirment que le chômage demeure un facteur déterminant de la migration, qu’elle soit légale ou clandestine.

L’analyse par genre révèle que les hommes sont plus enclins à envisager l’émigration que les femmes (45,5 % contre 29,3 %), illustrant une pression sociale et économique plus forte sur eux pour subvenir aux besoins familiaux. Cette aspiration est particulièrement élevée dans certaines régions, notamment Matam (72 %), Fatick (64 %), Kolda (62 %) et Dakar (50 %), des niveaux largement supérieurs à la moyenne nationale. Ces résultats confirment que le chômage demeure un facteur déterminant de la migration, qu’elle soit légale ou clandestine.

MAME FATOU GUEYE ECONOMISTE, SPECIALISTE DES POLITIQUES PUBLIQUES.

 » Nous ne sommes pas surpris par la ruée des jeunes vers les BAOS « 

Cependant, selon Mame Fatou Guèye, économiste, cet engouement des jeunes n’est pas surprenante. D’après toujours cette spécialiste des politiques publiques, pour répondre aux défis du chômage et de la migration, il est essentiel d’adopter des mesures structurantes.

 » Cela passe par l’investissement dans des secteurs porteurs, le renforcement de l’entrepreneuriat, une meilleure supervision des accords de migration circulaire et la décentralisation des opportunités économiques. Si la migration circulaire constitue une solution temporaire, elle ne peut être une réponse durable au chômage. Une approche intégrée, combinant investissements locaux et coopération internationale, est essentielle pour transformer ce défi en opportunité pour le Sénégal  » a expliqué Mame Fatou Guèye.

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