Lors de leur conférence de presse, tenue ce mercredi à, Pikine, les ferrailleurs ont mis sur la table des autorités un chapelet de doléances. « Nous demandons l’intervention des autorités pour résoudre les problèmes suivants : l’arrêt ou l’encadrement des biellettes de fer. Celles importées de Chine créent une concurrence déloyale pour les ferrailleurs locaux. Cela entraine des pertes importantes pour les ferrailleurs et menacent leur survie. Il est nécessaire de mettre en place des mesures pour protéger l’industrie locale, telles que des droits de douanes ou des quotas d’importation » ont martelé les responsables des ferrailleurs.

Autre problème soulevé, c’est l’ouverture de l’exportation de l’aluminium et de la fonte. « Nous demandons l’ouverture de l’exportation de l’aluminium et de la fonte jusqu’à l’évacuation des capacités industrielles. Si nécessaire, il faudra refermer cette exportation pour protéger l’industrie locale » ont-ils ajouté.

La fixation des prix est aussi une réelle difficulté. A les en croire, les fluctuations des prix sur le marché international peuvent avoir un impact important sur les ferrailleurs locaux. Pour eux, il est nécessaire de mettre en place un mécanisme de fixation des prix pour éviter les pertes lourdes. « Ce mécanisme pourrait inclure des prix planchés ou de subvention sur les ferrailleurs » a indiqué Kader Gassama, membre du secteur de la ferraille du Sénégal.

Mais il n’y a pas que. Toujours aux chapitres des difficultés, il y’a l’importation du fer à béton. « L’importation du fer à béton peut paralyser la vie des industries métallurgiques locales. Il est important de protéger l’industrie locale en mettant en place des mesures telles que les droits de douane ou de quotas d’importation ».

Le problème des bons impayés a été aussi évoqué. Sur ce, ils réclament des prêts ou des subventions des industries. « Les ferrailleurs doivent être protégés en mettant en place des mesures comme des garanties ou des bons de commande avec assurance » ont plaidé les ferrailleurs du Sénégal. Selon eux, depuis l’arrivée du nouveau régime, le secteur de la ferraille agonise. Ils interpellent les autorités, notamment le président de la République Bassirou Diomaye Faye à intervenir sur les difficultés du secteur et le monopole des industries sur les fournisseurs.

Pour se faire entendre, ils prévoient d’organiser une marche nationale le 25 septembre prochain. « Nous manifesterons pour dénoncer les maux qui plombent le secteur de la ferraille et de l’industrie métallurgique. Nous demandons à tous les acteurs de se mobiliser » a dit M Gassama.

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