Ça râle de colère presque dans tous les secteurs d’activités au Sénégal. Le front social en ébullition totale. Les universités du Sénégal ne sont pas en reste. L’intersyndicale des personnels administratifs, techniques et de service des universités publiques, des centres des œuvres universitaires et établissements d’enseignement supérieur du Sénégal a décrété hier, 48 heures de grève. Chez ces travailleurs, la coupe est pleine. Ils (les travailleurs) soutiennent qu’ils n’en peuvent plus.

« En effet, dans certains établissements les protocoles ne sont pas respectés, les accords de la santé ne sont pas matérialisés, les conditions de travail sont déshumanisantes, des infrastructures inadaptées et insuffisantes, et la prime de transport n’est pas actualisée. Pire, des camarades ont été lésés par des licenciements et d’autres par la rétrogradation, et des affectations incompréhensibles » regrette Souleymane Gaye membre de l’intersyndicale des PATS.

Mais il n’y a pas que. Que dire de la retraite des PATS ? Selon François Babacar Touré, elle est catastrophique. « Face à tout cela, l’Intersyndicale dénonce avec la dernière énergie le dilatoire, le mutisme et l’absence de réaction de la tutelle » a martelé M Touré.

Les responsables de l’intersyndicale des PATS demandent à tous les travailleurs de se mobiliser et se battre jusqu’à satisfaction de leurs doléances.

« L’intersyndicale des PATS a envoyé des correspondances aux chefs d’établissement de l’UIDT, de l’UCAD, de l’UADB et du CROUS/USSEIN depuis le 3 février en vue d’initier des rencontres d’échanges et de proposer des solutions de sortie de crise. Concernant les autres instituts universitaires comme les ISEP leur organisation syndicale a déposé un préavis de grève depuis le 21 mars 2024. Mais jusque-là, rien n’a bougé » se sont-ils lamentés.

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