Le Syndicat National des Auxiliaires de Transport du Sénégal / Authentique (SNATS/A) tire la sonnette d’alarme. L’organisation syndicale exprime de vives préoccupations face à la situation qui prévaut actuellement au Port Autonome de Dakar (PAD), suite à l’annonce de la concession de 10 hectares au môle 4 à un consortium majoritairement composé d’entreprises étrangères.
Une menace sur le tissu économique local
Pour le SNATS/A, l’enjeu est avant tout social et économique. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le syndicat exprime ses craintes quant aux répercussions de ce projet : «Nous manifestons nos inquiétudes face aux conséquences immédiates de ce projet sur la pérennité des entreprises qui opèrent déjà sur ces emprises», indique le document.
Le syndicat rappelle qu’une telle démarche de concession devrait impérativement placer la préservation des emplois et l’amélioration des conditions de travail des Sénégalais au cœur des priorités gouvernementales.
Un manque de transparence dénoncé
Au-delà du projet lui-même, c’est le manque de communication de la Direction Générale du PAD qui est pointé du doigt. Le SNATS/A révèle avoir pris l’initiative d’un rapprochement, resté sans réponse à ce jour : «Nous avions adressé une correspondance à l’autorité portuaire le 06 octobre 2025 afin de solliciter une rencontre. Notre objectif était d’obtenir plus d’informations sur le dossier et d’y apporter nos contributions. À ce jour, aucune suite n’a été donnée».
L’organisation souligne que le dialogue social est indispensable pour que le syndicat puisse exercer son rôle de défense des intérêts des travailleurs potentiellement impactés par cette nouvelle configuration.
Modernisation oui, mais pas à n’importe quel prix
Malgré ces vives réserves, le SNATS/A ne se dit pas opposé au progrès. Le syndicat a tenu à préciser qu’il salue toute politique ambitieuse visant à moderniser les infrastructures, les plateformes et les équipements du port de Dakar, à condition que cette modernisation ne se fasse pas au détriment des acteurs nationaux.