Au Ghana, toute forme de pêche industrielle est interdite en dessous des 12 miles nautiques dans la Zone Économique Exclusive (ZEE). D’ailleurs le jeudi 21 Août 2025, le Président de la république du Ghana Mr John Dramani Mahama a promulgué une loi dans ce sens, la loi n° 1146 dans laquelle la protection de la zone côtière est désormais actée.

De quoi réjouir les acteurs de le pêche artisanale du Sénégal. Ils invitent les autorités sénégalaises à en faire autant.Selon les acteurs de la pêche artisanale, cette bonne nouvelle qui vient du Ghana, pays frère de l’Afrique de l’ouest, constitue la nouvelle référence en matière de bonne gouvernance dans le secteur de la pêche dans la sous-région.

L’Union nationale des pêcheurs artisanaux du Sénégal (UNAPAS) et la Plateforme des acteurs de la pêche artisanale du Sénégal (PAPAS) saluent cette décision jugée forte et courageuse des autorités ghanéennes, d’étendre la zone réservée à la pêche artisanale de 6 à 12 milles nautiques dans cette nouvelle loi.

« Représentants légalement des milliers de pêcheurs sur tout le littoral Sénégalais, de Saint-Louis à Cap-Skirring, l’Union nationale des pêcheurs artisanaux du Sénégal (UNAPAS) et la Plateforme des acteurs de la pêche artisanale du Sénégal (PAPAS) exhortent le gouvernement du Sénégal à suivre l’exemple du Ghana sans plus tarder et de repousser tous les navires de pêche industrielle du Sénégal au-delà des 12 miles marins » ont-ils plaidé dans un communiqué qui nous est parvenu.

Selon Macoumba Dièye, président de l’UNAPAS, il est temps que les autorités respectent leurs engagements tenus lors des campagnes électorales passées en repoussant les bateaux à 12 miles comme ils s’y étaient engagés lors de leurs passages dans les différents sites de pêche qu’ils ont visités.

Dans la même veine, le président de la PAPAS, Mamadou Sarr, dira que les pêcheurs artisanaux ainsi que les communautés côtières doivent être protégés et leurs moyens de travail renforcés afin de leur permettre de continuer à fournir du poisson aux populations, contribuant ainsi à la souveraineté alimentaire nationale, tant prônée par les hautes autorités du pays.

Toujours dans la missive, la PAPAS et l’UNAPAS exhortent le Gouvernement du Sénégal à plus de pragmatisme et de passer de la parole aux actes, en rendant effectifs toutes les promesses et les engagements faits aux acteurs de la pêche du Sénégal. Il s’agit, entre autres de la protection de la zone côtière et le recul de la Zone Exclusivement réservée à la pêche artisanale de 6 à 12 miles marins ; de l’audit du pavillon de pêche sénégalais et sa publication ; de la prise de décision visant une meilleure protection des ressources halieutiques du Sénégal. « Le Ghana l’a réalisé en trois mois » ont-ils martelé.

« Nous restons résolument dans l’attente d’actes forts du gouvernement du Sénégal pour sortir le secteur de la pêche de la crise qu’il traverse depuis plusieurs années et dont l’une des solutions est de préserver la zone côtière et de repousser les bateaux de pêche industrielle au-delà des 12 miles marins ».

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