La ressource halieutique se fait de plus en plus rare. La mer ne nourrit plus son homme. La pêche illicite non réglementée (Pêche inn) et la pêche des juvéniles sont pointées du doigt.
C’est dans ce sens que le réseau des femmes de la pêche (REFEPAS) organisé un atelier de deux jours à Thiaroye sur mer pour sensibiliser les acteurs sur les mauvaises pratiques de la pêche.
« La raréfaction du poisson engendre souvent des conflits entre communautés de pêche. En tant que femmes des pêcheurs, en tant que mère des pêcheurs, nous avons organisé cet atelier de sensibilisation pour conscientiser les acteurs de la pêche sur les effets néfastes de la mauvaise pratique de la pêche » a expliqué Diaba Diop, présidente du REFEPAS.
L’atelier est organisé avec l’appui du ministère des Pêche, des infrastructures maritimes et portuaires (MPIMP) et de l’Ong Ocean Campana. Selon Bassirou Diarra, membre de Ocean Campana, cette rencontre arrive dans au bon moment car la pêche illicite est un fléau qu’il faut combattre.
« Les pertes dues à la pêche illicite sont chiffrées à des milliards Fcfa, aussi au Sénégal que dans la sous-région » a regretté Bassirou Diarra. Pour lui, le Sénégal doit prendre les dispositions pour que la lutte contre la pêche illégale soit effective.
« Nous pensons qu’il faut appuyer les femmes transformatrices qui ont un rôle à jouer pour sensibiliser les femmes, les mareyeurs et les pêcheurs » a-t-il ajouté. Selon Diaba Diop, si la pêche des juvéniles ne s’arrête pas, nous aurons bientôt des océans déserts, c’est-à-dire, sans poisson.