D’après les organisateurs, cette activité a pour objectif de former les collecteurs dans le domaine de la coupe, du tri, du séchage et de la mise en bottes du typha australis et de tisser des liens de collaboration durant la mise en œuvre du projet.
La cérémonie de remise des attestations a eu pour cadre le golf club, dans l’enceinte du technopole de Pikine. Durant la formation, les collecteurs ont été accompagnés à être dans des conditions de collecte sûres. Beaucoup de choses ont été apprises.
« D’abord, pour être dans des conditions sécurisées, il faut disposer d’équipement. Ainsi les collecteurs ont reçu d’équipements de protection individuelle. Ils ont été aussi formés sur les distances à respecter mais aussi que la coupe ne doit pas être à la base, sans quoi, l’espèce ne pourra plus se régénérer. La coupe doit être à hauteur de 20 cm pour permettre la régénération de la plante en l’espace de quelques jours » a expliqué Elhadji Guèye.
Selon le coordinateur du projet d’économie circulaire pour la valorisation de la biomasse du typha australis dans la ville de Pikine (PECVAC), au-delà de la technique de coupe, la technique du séchage a été abordée durant les six jours de formation.
Selon toujours Elhadji Guèye, l’objectif est de collecter au moins 400 tonnes par année. « Deux unités de production seront mises en place. Et chaque unité va employer entre 3 et 5 agents. Après la production, place à la commercialisation, qui se fera à travers des GIE » a renseigné M Guèye.
Le Projet d’économie circulaire pour la valorisation de la biomasse du typha australis dans la Ville de Pikine va durer 24 mois.
Les impacts du projet attendus sont, entre autres, l’amélioration de l’accès à une énergie durable et accessible de cuisson pour les ménages démunis ; l’atténuation des émissions de GES ; la lutte contre la déforestation ; le renforcement des acquis de la préservation et de l’aménagement de la Réserve naturelle urbaine de la grande Niaye de Pikine ; la création d’emplois verts chez les jeunes et les femmes.
« Si nous arrivons à exploiter 400 tonnes de typhas, transformées en biochar et en briques de typhas, nous pouvons même protéger 55 ha de forêt. Mais aussi, contribuer à la lutte contre l’échauffement climatique, en faisant une séquestration de 1300 tonnes de CO2 » a-t-il indiqué.





