L’AFP alerte sur la crise économique et les dérives institutionnelles au Sénégal.Dans un communiqué transmis à la rédaction, les responsables de l’AFP dressent un tableau sombre de l’économie nationale, qu’ils qualifient de « zone de turbulences inédites ». Selon eux, les autorités peinent à proposer une stratégie cohérente pour sortir le pays de l’impasse.

«La situation économique du pays traverse des zones de turbulences inédites», selon l’AFP. Réunie en session ordinaire, la Direction collégiale de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) a exprimé de vives inquiétudes face à la situation économique et politique du Sénégal. À l’issue de cette rencontre, deux points ont été abordés : la conjoncture nationale et la vie interne du parti. Sur le 1er point, les progressistes ont fait un diagnostic sans complaisance de la situation du Sénégal. L’Afp exprime ses vives craintes. «La situation économique du pays traverse des zones de turbulences inédite. Elle est d’autant plus grave que les autorités gouvernementales sont dans un tâtonnement sans fin pour trouver le bout du tunnel», ont martelé les progressistes.

«La situation est d’autant plus grave que le gouvernement semble naviguer à vue, sans concertation, et avec une volonté manifeste d’imposer une pression fiscale déraisonnable sur les populations les plus vulnérables», déclare Mbaye Dione, secrétaire général du parti.

Ainsi, selon le secrétaire général de l’Afp, Mbaye Dione, et ses camarades, le plan de redressement annoncé est plombé dès le départ par le manque de concertation et la volonté affichée du gouvernement d’exercer une pression fiscale déraisonnable sur les populations, notamment les plus démunies.

«C’est le cas de cette taxe sur les transactions digitales, qui aura un impact négatif immédiat sur le secteur, en entraînant la baisse de l’activité et la perte d’emplois. Ces chômeurs vont s’ajouter aux 30 mille travailleurs du public licenciés, sans compter les conséquences sociales provoquées par l’arrêt des chantiers du BTP», ont-ils expliqué, dans un communiqué, parvenu à notre rédaction. Par ailleurs, ils dénoncent ce qu’ils appellent les errements d’une communication et d’une diplomatie hasardeuses. «Ils nous ont valu bien des déboires, notamment dans la note du Sénégal et ses relations tumultueuses avec le FMI et la Banque Mondiale», ont regratté les progressistes.

Pour la Direction collégiale de l’Afp, la séparation des pouvoirs est gravement menacée au Sénégal par la volonté affichée du pouvoir en place de lever tous les obstacles qui gênent le projet totalitaire du régime en place. «Nous en appelons au sens élevé des responsabilités et à une sérénité dans la gouvernance, pour le respect de l’État de droit en toute circonstance, en évitant le primat des règlements de compte sur la transparence».

Abordant la vie du parti, la Direction collégiale a décidé, également de se doter de structures légères plus opérationnelles pour être mieux à même de répondre aux exigences de l’heure. La redynamisation des Mouvements intégrés (MOUNFEP et MNJP) et des mouvements affiliés (ANCP et MPASI et autres).

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