Des femmes leaders, chefs de partis et mouvements ont créé une plateforme dénommée CLAS (Conférence des leaders actives du Sénégal). Le lancement officiel de la plateforme s’est déroulé hier à Pikine, devant de nombreuses femmes. Selon Mariama Diaw, une des responsables de cette plateforme, la CLAS n’est pas une organisation de plus.
« La CLAS est une réponse à l’injustice politique, qui trop souvent encore, réduit les femmes au rôle de mobilisatrices, de figurantes, de soutiens logistiques dans les partis politiques » a d’emblée précisé Mariama Diaw présidente du parti ARD (Alliance Républicaine pour un développement durable). Selon la coordonnatrice de la plateforme, la CLAS est aussi une réponse à une réalité que les femmes ne peuvent plus ignorer.

« Lors des élections législatives de novembre 2024, sur 41 listes électorales, aucune liste n’a été dirigée par une femme » ont déploré les responsables de la conférence des leaders actives du Sénégal (CLAS). Pour Mariama Diaw et ses sœurs, si les femmes ne sont pas têtes de liste, c’est parce qu’elles n’ont pas les moyens financiers, c’est parce que les structures politiques ne leur laissent pas la place.
La plateforme CLAS est composée d’une douzaine d’organisations de femmes chefs de partis et de filles leaders. « Nous sommes engagées dans une dynamique inclusive et audacieuse. Notre objectif est clair : c’est unir, renforcer et propulser les femmes dans les instances de décision au national comme territorial » a renseigné Virginie Sagna Ndiaye résidente du par FAR (Forces des alliés pour la République).

A l’en croire toujours, la CLAS veut aussi briser les mécanismes qui marginalisent les femmes dans l’espace politique. « La CLAS veut mettre fin aux violences basées sur le genre et faites aux femmes dans l’espace politique, qui empêchent les femmes de s’exprimer et de s’affirmer » a-t-elle indiqué.
Pour les élections locales de 2027, Mariama Diaw et Virginie Sagna Ndiaye ont affirmé que la CLAS va y jouer pleinement son rôle, en occupant les têtes de liste. Les responsables de la CLAS sont soutenues par l’Association des juristes sénégalaises (AJS), le Conseil sénégalais des femmes (COSEF) et le groupe de recherche et d’appui-conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (GRADEC).









