Le financement du secteur de la santé, surtout dans un contexte de rétrécissement des marges budgétaires annoncé par le Président de la République Bassirou Diomaye Faye pose aujourd’hui un sérieux débat. Ainsi, pour soutenir le secteur de la santé, International Budget Partenership Sénégal (IBP-Sénégal) à travers sa responsable des politiques publiques et de plaidoyer appelle à une concertation nationale et un pacte de solidarité entre les différents acteurs qui interviennent dans la santé.
Aujourd’hui, les enjeux sont multiples en ce qui concerne le financement du secteur de la santé. Avec la récente déclaration du Chef de l’État, il urge de fédérer les moyens mais aussi aller vers harmonisation des ressources, en tout cas, c’est ce que plaide l’ONG IBP à travers sa responsable des politiques publiques et de plaidoyer, « Aujourd’hui, nous devons voir comment on peut davantage accompagner l’État dans la mobilisation des ressources pour le financement de la santé et comment on peut davantage soutenir les populations surtout les groupes les plus vulnérables à pouvoir accéder aux soins de santé en termes de leurs moyens. Aujourd’hui, cela appelle à une concertation nationale et à un pacte de solidarité entre les différents acteurs qui interviennent dans le secteur de la santé. En termes de mobilisation de ressource, cela signifie que les acteurs doivent investir et bien investir en termes d’optimisation de la dépense publique parce que les ressources sont limitées et que les priorités sont concurrentes cela signifie une invitation de tous les acteurs à se mobiliser sur le sujet du financement de la santé ».
selon Assietou Diop, l’ONG IBP accompagne et va continuer à accompagner l’État, toutefois, elle estime qu’on doit poser des mécanismes pour voir comment faire pour résorber le déséquilibre qu’il y a dans le panier du financement de la santé, « Dans le cœur de métier d’IBP les communautés les plus vulnérables sont la cible majeure. Nous accompagnons souvent l’État dans le cadre d’un appui technique et institutionnel autour du dialogue par rapport à une harmonisation des politiques publiques, à une meilleure gestion des ressources publiques, à une meilleure planification. Cela signifie aujourd’hui de se poser sur des leviers très importants tels que les marchés publics. L’idée, c’est de continuer à accompagner l’État tel qu’on le fait déjà sur cette question-là. Comment faire en sorte de résorber le déséquilibre qu’il y a dans le panier du financement de la santé parce que c’est une des grandes problématiques. Aujourd’hui, les ménages contribuent à hauteur de près de 40% de leurs propres aux financements de la santé. Il faut dire que l’État fait beaucoup de choses qu’il faudrait saluer en termes d’approche inclusive dans la réflexion des politiques publiques en matière de santé. Aujourd’hui, l’État est en train de réfléchir à une nouvelle stratégie de financement de la santé avec laquelle nous remarquons une approche inclusive aujourd’hui, la participation d’une variété d’acteurs de la base au niveau central. Mais nous pensons qu’il faudra davantage continuer dans cette poursuite d’optimisation de la dépense publique que le contrôle et la redevabilité qui est une des priorités du nouveau gouvernement et de l’agenda Sénégal 2050 », a laissé entendre responsable des politiques publiques et de plaidoyer au sein de l’ONG IBP.
À en croire, il faut que chaque franc FCFA qui est investi dans le secteur de la santé puisse être ressenti au niveau le plus reculé. « Si ce n’est pas le cas, il y a des conséquences. Aujourd’hui, il faudrait que la personne qui se trouve à Matam et dont le poste de santé se trouve à des milliers de kilomètres puisse continuer de bénéficier des services de santé, qu’elle puisse résorber cette difficulté de transport entre les lieux d’habitats et les postes de santé qui sont reculés, mais également qu’il puisse avoir du personnel de santé dans les zones les plus reculés, mais également des infrastructures de santé qui soient adéquats aux besoins des populations. Ce que l’ONG IBP faisait en termes de la génération de la demande, c’est-à-dire de pouvoir, continuer, aider l’État dans la santé primaire, on continuera de le faire et du côté de l’offre, on continuera d’accompagner l’État dans une utilisation optimale des ressources publiques en passant par le renforcement de la performance budgétaire, par le dialogue multisectoriel, mais aussi par le dialogue de gestion qu’on organise souvent au niveau des ministères. Nous allons aussi continuer à renforcer le plaidoyer des parties prenantes en terme budgétaire, parce qu’on sait que le budget est au cœur des politiques publiques », précise Assiétou Diop, responsable des politiques publiques et du plaidoyer au sein d’IBP-Sénégal.





