Selon la présidente réélue du RIF, les femmes qui travaillent dans les radios communautaires continuent de se heurter à des obstacles structurels, culturels et économiques profonds. « Dans trop de radios encore, les femmes journalistes doivent lutter pour faire entendre leur voix lors des conférences de rédaction. On leur confie les sujets dits « sociaux » (la famille, la santé, le bien-être) tandis que les hommes se réservent la politique, l’économie et le sport » a-t-elle indiqué.
A l’en croire, cette répartition genrée des thématiques réduit la visibilité et l’influence éditoriale des femmes. La reproduction des inégalités dans les radios communautaires, la précarité économique, la difficulté de concilier vie professionnelle et responsabilités familiales sont aussi des défis à relever. Car dit-elle, dans ces domaines, les femmes qui évoluent dans les radios communautaires rencontrent d’énormes difficultés. Mais il n’a pas que.
L’insécurité dans les couvertures médiatiques, surtout dans les zones de conflit et le poids des stéréotypes de genre sont également des défis à relever « pour permettre aux femmes des radios communautaires d’exercer convenablement leur travail » a renchéri Mme Loum.
Consciente que les défis sont nombreux, elle a soutenu que les actions du RIF lors des six dernières années ont été orientées sur la résorption de ces difficultés.
« Face à la précarité et à la fuite des compétences, nous avons investi dans la formation continue et la valorisation du métier de journaliste communautaire. Face au fossé numérique, nous avons équipé nos sœurs des compétences digitales nécessaires pour rester compétitives. Face à l’insécurité sur le terrain, nous avons distribué des kits de premiers secours et formé à la couverture médiatique en toute sécurité, entre autres actions en faveur des femmes des radios communautaires » a renseigné Codou Loum.