Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (CUSEMS-AUTHENTIQUE) dénonce avec vigueur la fraude massive, organisée et persistante observée ces dernières années, et plus particulièrement lors de l’édition 2025 du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM).
« Ce phénomène, loin d’être accidentel ou marginal, s’enracine désormais dans les pratiques scolaires, au point de fragiliser gravement la crédibilité de notre système éducatif. L’école sénégalaise, déjà confrontée à d’énormes défis structurels, voit aujourd’hui son socle éthique et moral profondément ébranlé, dans l’indifférence coupable de ceux qui ont la charge de la préserver » regrettent les responsables du Cusems-Authentique.
Dans un communiqué qui nous est parvenu, Yakhya Fall et ses camarades n’ont pas manqué d’alerter l’opinion publique sur : la légèreté notoire dans la sécurisation des épreuves ; la tolérance tacite de certains comportements frauduleux dans les centres d’examen ; la complicité passive ou active de personnels censés veiller au respect des règles et l’absence de sanctions claires et dissuasives, qui banalise la triche et installe l’impunité.
Selon les syndicalistes, ce laxisme manifeste des autorités éducatives favorise la déliquescence continue des valeurs cardinales qui fondent toute école républicaine : mérite, intégrité, effort, équité.
« Nous rappelons que l’école n’est pas seulement un lieu d’apprentissage, mais aussi un espace de construction morale, citoyenne et républicaine » ont-ils soutenu.
Pour eux, laisser prospérer la triche, c’est hypothéquer l’avenir de notre jeunesse, compromettre la formation de futurs cadres compétents et saper les bases du développement national. Le Cusems-Authentique exige l’ouverture immédiate d’une enquête sérieuse et indépendante sur les fraudes constatées ; demande des sanctions exemplaires contre tous les auteurs, complices et responsables de négligence.
Il n’y a pas que. Ils (syndicalistes) appellent à la tenue d’assises nationales sur l’éthique et l’intégrité scolaires, avec la participation des syndicats, des parents d’élèves, des OSC et de la presse, non sans réaffirmer sa volonté de défendre une école publique de qualité, crédible et fondée sur les valeurs républicaines.
« Nous invitons tous les enseignants à demeurer vigilants, à refuser la banalisation de la fraude, et à s’ériger en sentinelles du mérite et de la justice scolaire, malgré le climat délétère entretenu par certaines autorités inertes ou complaisantes » ont-ils martelé, en chœurs.