Face à la presse, hier au siège de l’UDEN, les responsables de la coalition pour le restauration et le renouveau de l’union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS) ont tiré à boulets rouges sur l’équipe sortante de l’UNSAS.
Selon Abdourahmane Guèye Secrétaire de l’Uden, Abib Aidara secrétaire général du SUTELEC, Ibrahima Sarr secrétaire général national du syndicat des travailleurs de la Poste et leurs camarades, le 3ème congrès de l’UNSAS, tenu samedi passé, a été une véritable mascarade.
« Ce que nous avons vécu n’a rien d’un congrès : un « non-congrès », stoppé net après la cérémonie d’ouverture, sans la moindre explication ! » a dénoncé Abdourahmane Guèye. Selon les responsables de la coalition pour la Restauration et le Renouveau de l’UNSAS, ce qui s’est passé n’honore guère que des esprits sans noblesse, dépourvus d’éthique militante et de courage.

« Rien qu’en souvenir de notre camarade Mademba SOCK dont nous honorions en même temps la mémoire, l’équipe sortante aurait dû être à la hauteur de ce grand moment. Hélas, craignant l’épreuve démocratique, redoutant le verdict des urnes, ils ont préféré fuir l’arène plutôt que d’affronter loyalement leurs camarades. Ainsi, faute de combattant, il n’y eut point de combat » ont-ils fait savoir.
…Un congrès sans débat, sans bilan financier et sans rapport d’activités.
Mais pour eux, ce fiasco n’est pas le fruit du hasard. « Il est l’aboutissement d’un processus biaisé, d’un enchaînement de couacs et de manœuvres délibérées, révélant un plan soigneusement ourdi depuis longtemps » a cogné Abib Aidara.

Dans la même veine, Ibrahima Sarr soutient qu’ils ne vont mener le combat à l’interne. « Ils ont créé ce chaos pour essayer de frustrer certains responsables et militants pour qu’ils quittent la centrale. Mais c’est peine perdue. Nous allons mener le combat à l’interne pour sauvegarder le legs de feu Mademba Sock. Nous voulons que l’UNSAS redevienne ce qu’elle était » a pesté, avec fracas, Ibrahima Sarr.
Selon toujours les responsables de la coalition, l’irrespect manifeste infligé aux militantes et militants, traités comme de simples figurants, constitue une faute lourde devant l’histoire de notre centrale. « Nous sommes peinés par cette indélicatesse qu’on leur a fait subir. » ont-ils clamé. Pour eux, aujourd’hui, l’UNSAS n’a plus de secrétaire général et de bureau.
« Nous sommes en situation de vacances pour ne pas dire de carence. Nous resterons debout avec vous (les militants). Ils devront payer pour leur forfaiture et comme nous sommes dans un Etat de Droit, nous nous réservons, sereinement mais fermement, le droit de chercher arbitrage » ont Abdourahmane Guèye et ses camarades.








